Manifestation anticapitaliste 1er mai 2010

Tuesday, April 6th, 2010

1ermai

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De manière globale, le capitalisme s’est intégré dans la société en la façonnant à son image en s’appropriant les organes du pouvoir pour tenter de la réguler. Maintenant, les intérêts des capitalistes, comme la recherche de profits, passent avant les besoins de la grande majorité des êtres humains. Et malheureusement, peu ressentent l’urgence de la situation.

Au Québec comme ailleurs, de manière moins subtile depuis les débuts de la crise, cette situation a pris une forme bien connue: donner aux riches et faire payer les autres. Après avoir donné des milliards aux banques et aux corporations en crise, et maintenant, dans le but de renflouer les coffres de l’État, la classe dirigeante économique cherche à nous faire payer alors qu’ils en portent l’entière responsabilité! Les premiers à souffrir de ces mesures sont bien évidemment les travailleursEs, les précaires, les immigrantEs, les plus démuniEs, les étudiantEs et les populations autochtones. Bref, ces décisions sont prises au détriment des groupes de population qui ne sont pas en mesure d’avoir d’existence réelle dans les décisions économiques.

Depuis le début de la crise en 2007, le nombre de chômeurs et de chômeuses dans les économies dites « développées » a gonflé de plus de 13,7 millions, dont près de 12 millions pour la seule année 2009. Le nombre de sans emploi dans le monde a atteint 212 millions, soit 34 millions de plus qu’en 2007. Sans compter que plus de la moitié de la main-d’œuvre mondiale est en situation d’emploi vulnérable, que 633 millions de travailleurs et travailleuses ainsi que leurs familles vivaient avec moins de 1,25 $ par jour en 2008. Une situation catastrophique pour les trois quart (3/4) de l’humanité. Mais tout particulièrement pour les femmes et les immigrantEs qui subissent les affres du capitalisme toujours plus brutalement.

Le capitalisme génère des crises économiques successives, et malgré tout, patrons, dirigeants et actionnaires en souffrent beaucoup moins que le reste de la population. Ainsi,  les 100 patrons canadiens les plus riches ont gagné 174 fois plus que le salaire moyen de leurs employéEs en 2008. En plus de subventions astronomiques, de crédits de taxes et d’impôts et de l’évasion fiscale dont leurs entreprises bénéficient, ces dirigeants et propriétaires se versent, au détriment de leurs travailleurs et travailleuses, des salaires, bonis et primes complètement indécents.

Ni le capitalisme, ni le patriarcat ne sont humanisables ou réformables. À chaque crise, ils ne deviennent que plus injustes et plus sanglants. Lorsque les ressources se font plus rares, ils vont les voler plus loin au Sud, par la force et les guerres. Lorsque les peuples résistent et s’insurgent, le poing de l’armée et de la police est encore plus répressif. Nous sommes des milliers à être indignéEs et en colère. Nous devons sortir du pessimisme ambiant. L’individualisme ne doit plus nous servir de refuge. Nous devons trouver le temps, l’énergie et la combativité nécessaire pour lutter. Comme nous n’avons pas d’argent, ni de prestige, notre seul pouvoir réside dans notre nombre.

Devant cette situation, la lutte politique offensive s’impose. Face aux contradictions du pouvoir en place, tandis que les agents du contrôle économique détiennent encore la majorité des forums médiatiques, notre inaction serait à elle seule garante de leur victoire. S’organiser ici sur des bases anti-impérialistes et anticapitalistes devient une nécessité!

Au sein du mouvement étudiant, la contestation prend forme : une coalition d’étudiantEs (le Regroupement Anti G20 Étudiant) a vu le jour dans le but d’unir nos forces. Le RAGE puise sa pertinence dans la lutte contre le G20 et contre le capitalisme, mais surtout dans les liens existant entre ces luttes et nos conditions d’existence.

Une victoire de la collectivité ne peut provenir que d’efforts collectifs. C’est en grande partie pourquoi nous nous rassemblons, ce 1er mai, avec la Convergence des luttes anticapitalistes 2010 (CLAC-2010) pour célébrer la lutte des travailleurs-euses avant de nous préparer, nous aussi, à la réception du G20 à Toronto cet été.

Rendez-vous dans les rues de Toronto les 25-26-27 juin

Pour plus d’informations concernant la manifestation du 1er mai:

www.clac2010.net

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